Comment dompter son stress en milieu étudiant anxiogène

Octobre 2019 : les ESPiens reprennent le chemin de l’école … et vont recommencer à stresser ! Avec tout ce que cela comporte d’angoisses, de maux de ventre, de réactions diverses et de handicap. Ou pas. Car le stress se dompte. Très au fait de la chose, certains étudiants de Bachelor 2eme année vous expliquent comme ils ont fait de leur stress un ami.

Éloge du stress – Mitsuku ALCE

Figurez-vous qu’on m’a demandé comment j’arrive à gérer mon stress. Comment dire… le mot gérer me gêne un peu car cela suppose un côté négatif, handicapant … or dans mon cas, le stress ne me dérange pas. Très franchement. Je n’ai vraiment pas l’impression qu’il me cause du tort. Je l’ai parfaitement intégré dans mon quotidien, à tel point que je ne le ressens même plus. Au contraire, c’est un excellent compagnon de route – SURTOUT À L’ESP !

Il m’aide à être productive, il me rappelle toujours que j’ai des choses à accomplir, des taches qui comptent pour moi, il me booste, il m’entraîne… je pourrais vous écrire tout un petit roman pour vous expliquer combien j’aime mon stress ! Parce que j’arrive à m’en détacher. Partiels en vue ? La dead line des projets arrive ? Avec leur lot de stress ? Que puis-je y faire ? Rien. Si je m’angoisse comme si c’était la fin du monde, est-ce que cela va mieux se passer pour moi ? J’en doute.

Mieux, c’est le petit coup de fouet que j’avais besoin dans ma vie. Depuis on s’entend à la perfection. J’ai besoin de lui pour agir ? Il épond toujours présent. Il sait aussi se mettre en veille quand sa présence est non sollicitée … ce qui me permet de relativiser. De rire … beaucoup, de tout – de moi, des autres… je lis, j’écris, je dessine – un peu, sans oublier Netflix et la salle de sport. On se détente, on se recadre et on repart travailler. J vous assure, accepter le stress c’est le meilleur moyen de le gérer.

Sophrologie, mon arme anti-stress – Axelle AMIOT

Le stress, l’ennemi intime de l’étudiant. Chacun va frénétiquement chercher une astuce pour le dompter. Étant une nature très stressée, je n’ai pas d’autre choix … car cela me rend malade. Que ce soit pour les partiels ou les moments importants de la vie… je me bloque et je panique. Mon entourage a vite compris combien c’était dur. Pour m’aider, on m’a conseillé d’aller voir une sophrologue.

Une sophrologue ? Je pensais que c’était du charlatanisme. Mais à ma grande surprise, après plusieurs séances, j’ai réagi plutôt bien à cette méthode et vu mon stress décroître. C’est que la sophrologie se fonde principalement sur la prise de conscience et la respiration. Il faut saisir l’instant présent, le moment vécu et affronter la réalité sur son beau cheval blanc, à savoir sa confiance. Durant les partiels, c’est d’une rare efficacité. La méthode ultime.

Devant chaque copie, je ferme les yeux, j’expire et inspire, cela me calme, me recadre. Comme un bouton RESET. Si ce n’est pas assez, j’ai une astuce supplémentaire : je me frotte les doigts en pensant à quelque chose qui me réchauffe, une situation où je me sens bien. C’est un geste qui me calme, presque un réflexe, la sensation de bien-être vient directement. Un peu comme les acteurs ou les sportifs avant d’aller sur scène ou sur le terrain.

Une amie, un coup de fils et des chips – Camille AVIENGNE

Stress chéri, mon démon … Une douleur atroce surgit soudain dans le ventre à vous en donner la nausée, une chaleur vous envahit au point de faire un malaise, des plaques rouges marbrent le corps. Comment contrôler ces réactions cannibales ?

Le tout est de trouver un point d’ancrage afin de vomir ses sentiments. Vite, j’appelle ma meilleure amie qui se trouve … à des milliers de kilomètres. Je bénis le décalage horaire car le stress survient généralement la nuit, en mode spectre, juste avant de s’endormir, mais chez elle, il fait jour. Et là, je lui déballe tout, mes émotions, mes tracas, mes doutes … de temps en temps, quelques larmes perlent. Quelques mots, du soutien … le stress s’éloigne tandis qu’avec elle je prends du recul.

Et je grignote. A portée de main et de bouche, un paquet de chips, de gâteaux … en période d’examen, les kilos en trop s’installent, une nouvelle source de stress à la veille de l’été. Bref j’aurai sacrifié mon « summer body » pour réussir mes examens … gloire, vanité et salle de sport m’attendent !

Le stress, une valse à 4 temps – Alix REMY

Ma gestion du stress se vit telle une boucle qui se répète indéfiniment, peut s’écouter, se danser comme une valse.

Step 1 : Prise de conscience : je réalise qu’il y a un problème à régleret commence donc à stresser. Le rire s’empare de moi. Pour un rien, je rigole. Je parle du sujet, et un fou rire éclate. Grâce au rire, je nie le problème.

Step 2 : Le stress s’impose et je ressens le besoin de l’évacuer. Je commence à m’énerver pour un rien. Les cris surgissent, le démon est lâché ! Malheureusement, des innocents subissent les conséquences de mon courroux. Victimes collatérales, les personnes très proches de moi ou celles qui ont un lien direct avec ma source de stress. J’essaye de plus en plus de contrôler ce problème car je n’aime pas ce qu’elle reflète de moi.

Step 3 : Je décide de lâcher prise. Je vais voir des amis, regarder une série, passer du temps avec ma famille, faire le ménage, etc. Cela permet de mettre mon cerveau en « off » et de faire baisser la pression.

Step 4 : Je repense au problème et le stress remonte en moi. Crise d’angoisse, coup de chaud, tremblements, j’arrive au sommet du stress. Puis, d’un coup, je prends du recul sur la situation afin d’analyser le tout. Une nouvelle prise de conscience se fait. Je me dis que rien n’est grave, qu’il n’ya pas mort d’homme. Je clôture toujours ma pensée par « Au pire… ». J’arrive donc à me détendre et le stress s’en va … avant de revenir.

Vive l’angoisse – Clémence ROLLIN

Je mène une vie d’ESPienne… ce qui me procure beaucoup de stress au quotidien, entre les devoirs maison à rendre, les partiels, les oraux et les cours. Outre la partie formation, ma vie est remplie d’inquiétude par rapport à mon stage, à ma recherche d’alternance ainsi que ma vie personnelle qui refait parfois surface. Bref je stresse … et ça m’angoisse.

Fatigue, tremblements, parfois même vomissements, voici ce que le stress me fait subir lors de l’accumulation de facteurs anxiogènes. C’est harassant. Mais il peut parfois s’avérer indispensable puisqu’il me pousse à me surpasser dans ma vie étudiante, professionnelle comme personnelle, et amène donc à un sentiment de satisfaction et d’accomplissement. Du coup, je fais avec.

Nourriture anti-stress – Abdul SARR

Comment arriver à gérer un état qui touche tout le monde, peu importe l’âge, le statut social, l’éducation ? Je n’y échappe pas même si j’arrive facilement à positiver dans des situations extrêmes. Et quand il m’arrive de stresser … je mange. Pour compenser la fatigue et la perte d’énergie dues à la frustration et à l’inquiétude.

Je me laisse aller en grignotant, ce qui me permet de driver mes émotions plus facilement. Attention néanmoins, si la nourriture en grande quantité peut être un facteur de maladie, du coup je n’abuse pas, évitant notamment la junk food.