Conseil d’ESPien : savoir dire NON … surtout quand on est apprenti  !

Le début de la vie active, l’alternance, les premiers stages… C’est peut-être pour certain.e.s les premiers pas dans une entreprise et le moment de faire leurs preuves. Un.e responsable à impressionner, une tâche trop compliquée, un.e collègue un peu trop oppressant.e et on se retrouve vite à terminer à 21h ou bien à devoir travailler en dehors du bureau pour comprendre ce qui a été demandé.

« Bon, à la pause-café, je me lance. »

On y est, la réunion où on vous demande d’accomplir une tache que vous comprenez pas du tout. Vous avez envie de dire “non”, au plus profond de vous-même, mais vous avez peur de passer pour un.e incapable. C’est pourtant simple, non ? « Aller, je le dis maintenaaaa… elle commence une autre phrase. Attends, ils changent de sujet-là ? Bon je lui ferai un mail. Ouais mais ce n’est pas très poli un mail… Bon, à la pause-café, je me lance. »

16h, la pause. La cafèt’ est pleine de collègues et vous n’avez aucunement envie de passer pour un.e flemmard.e, ni pour un.e bon.ne à rien. Et vous laissez passer l’occasion de montrer que vous connaissez vos limites. Que vous ne faites pas prendre de risque à votre équipe en vous surchargeant d’une mission que vous ne pouvez ni ne savez faire. Bref, que vous êtes adulte.

Pourquoi on a intérêt à dire non

Dire “non”, ce n’est pas faire preuve de faiblesse ou d’incompétence, bien au contraire. Cela peut vous permettre de déterminer vos limites, tout en montrant à vos responsables une certaine assurance. Dire “non”, c’est aussi prouver, à soi-même ou aux autres, que vous connaissez la valeur et la qualité de votre travail, que si ce que l’on vous demande risque de ne pas refléter vos atouts, voire même de vous mettre en difficulté (vous ou votre équipe), vous le savez.

Il est aussi essentiel pour garantir la transparence la plus totale entre vous et votre hiérarchie. En effet, une certaine confiance mutuelle règne dans vos relations professionnelles, il est donc important de rester honnête. On ne retiendra pas de vous que vous avez dit “non”, mais que vous avez été clair.e, que vous savez vous imposer.

L’importance de la forme

Eh oui, l’employé.e est comme l’enfant, il grandit quand il commence à dire “non”. Vous n’osez pas ? Voici différentes formulations pour (presque) dire “NON”, testées et approuvées, sans vous sentir incompétent.e :

  • Je n’ai pas encore vu ça en cours, c’est prévu le mois prochain !
  • Je suis déjà sur un autre dossier, je vais être trop charrette (100% efficace dans la com’).
  • Ah mais, je serais en cours à ce moment-là, pile quand il ne faut pas, c’est dommage.
  • J’aurais bien aimé traiter ce brief avec Caroline, histoire d’avoir du soutien.
  • On peut se caler un point pour débriefer un peu sur le sujet ?
  • Je pense que ce genre de sujet sort de mon champ de compétences.

Si vous avez désormais une meilleure idée des raisons de dire “non”, la forme va jouer tout autant que le fond. En dehors du côté humoristique des propositions listées ci-dessus, il est important de se souvenir que le tact est primordial en entreprise. Manier les mots et les manières est essentiel pour faire passer ses idées sans heurter quiconque ou risquer de passer pour une personne autoritaire. Nulle hypocrisie la-dedans, du simple bon sens. Là réside toute la différence entre un leader et un simple manager (vous vous en rendrez vite compte).

Auriane VIANAY – Bachelor 3eme année – Créa – 2019/2020