E-commerce, M-commerce et S-commerce  : la différence compte  !

Commençons cet article par un lieu commun : aujourd’hui, pour façonner une stratégie marketing efficace, Internet est incontournable. Problème : Internet bouge beaucoup, évolue très vite, et multiplie les innovations à intégrer dans la mise en place d’une campagne. Ces nouvelles méthodes constituent des leviers incontournables, fascinants de par leur portée … mais complexes dans leur usage. Créer un site, mettre en place une application, générer des posts Facebook, c’est bien, maîtriser ces outils beaucoup plus sophistiqués, c’est mieux.

Or parmi ces dispositifs à prendre en compte dans une réflexion stratégique digne de ce nom, il y a ceux liés au e-commerce. Apparues à la fin des années 1990, les possibilités d’achats on line et off line se multiplient. Le e-commerce fait d’abord son apparition, s’imposant comme un terme générique trompeur … car par la suite le mobile commerce et le social commerce vont apparaître, portés par les smartphones et les réseaux sociaux. La même chose, me direz-vous ? Bien sûr que non et voici pourquoi.

E-commerce : la base

Commençons pas la base, à savoir le e-commerce. Également baptisé « commerce électronique », il représente la vente en ligne de biens ou de services via des sites web marchands. Clairement, c’est une forme de vente à distance, qu’il faut, et c’est un point essentiel, différencier du e-business. En effet le e-commerce se réfère seulement à la transaction de biens et services entre un acheteur et un vendeur ; le e-business, quant à lui, englobe l’ensemble du processus à mettre en œuvre afin de gérer un commerce en ligne. La nuance est importante, surtout dans l’univers du marketing, alimenté par un lexique varié et exigeant.

Si le e-commerce n’est pas le e-business, il suppose un spectre large d’applications dépendantes de deux facteurs primordiaux :

  • Le profil commercial

    Chaque commerce est destiné à un type de client spécifique. On distingue plusieurs déclinaisons, principalement le Business to business ou BtoB qui suppose des échanges commerciaux de pro à pro, le Business to Customer ou BtoC qui désigne la relation entre pro et consommateur, le Customer to Business ou CtoB qui à l’inverse part du client pour aller vers l’entreprise …

  • Le modèle commercial 

Le monde en ligne est vaste, les changements technologiques constants ; les commerces en ligne doivent impérativement répondre aux nouvelles nécessités, adaptant leurs modèles par rapport à la marque qu’ils portent et ce qu’elle propose : boutique en ligne disposant de ses propres produits, dropshipping, E-commerce d’affiliation, adhésion …

M-commerce : n’importe où, n’importe quand …

Si le e-commerce est le plus utilisé et le plus répandu, c’est qu’il répond aux tendances actuellement. A tel point qu’il a même investi nos téléphones portables, initiant le m-commerce. Le M-commerce ou Mobile commerce désigne tout achat effectué sur un site de commerce en ligne … depuis un appareil mobile, smartphone et tablette confondu.

Avec un constat de base simple : aujourd’hui, presque tout le monde possède un smartphone ou une tablette. Dans une société de surconsommation, il est évident qu’il est plus simple et plus rapide de faire ses achats via ces supports … quand on veut et où on veut. Eh oui, le portable permet aux marques de toucher le consommateur partout où il se trouve, et de capter son attention en continu.

Du point de vue des e-commerçants, adopter une application mobile entraîne donc des bénéfices considérables : les ventes réalisées via une application ont progressé de moitié, jusqu’à atteindre près de 50% des ventes totales en ligne l’année dernière, c’est tout dire. Dérivation du e-commerce, le m-commerce colle aux impératifs de notre époque en répondant aux exigences des consommateurs.

S-commerce : la vitrine des réseaux sociaux

Par delà le M-commerce et dans le sillage des smartphones et de la connexion perpétuelle, le S-commerce ou Social commerce) s’infiltre dans les réseaux sociaux à des fins de développement des ventes. Le principe de cette technique ? Tout pour vendre, tout pour acheter encore plus facilement car dans un contexte de bombardement d’informations variées.

Reprenons l’équation : le E-commerce met quasiment fin à l’achat en magasin en s’infiltrant dans les foyers, le m-commerce, lui, accentue la démocratisation de l’achat dématérialisé et flexible, à toute heure et en tout lieu. Il ne nous lâche plus d’une semelle … et s’amplifie via le S-commerce, qui permet d’acheter directement et simplement via un post, une image, une vidéo ….

Les réseaux sociaux constituent un terrain de jeu e-commerce idéal pour les marques, car ils sont des carrefours d’audiences et de recommandations en tous genres à large spectre, parfaits pour bien cibler et mesurer son impact, recueillir des données pour affiner son approche … Le S-commerce permet ainsi de créer du lien et des interactions avec les consommateurs, de construire des relations durables et solides, des communautés fidèles, bref de sortir de la logique initiale de vente pour dérouler tout un univers de marque.

E-commerce, M-commerce, S-commerce : trois univers innovants qui s’enclenchent, enracinés dans des avancées technologiques de poids, qui cadrent avec notre temps, nos attentes. Maintenant que vous les avez identifiés, reste à savoir s’il faut tous les mettre en place ou non, et comment les utiliser au mieux et en interaction. Mais ça, c’est une autre histoire.

Pour en savoir plus :

https://www.1min30.com/brand-marketing/ecommerce-mcommerce-scommerce-typologie-shoppers-25906

https://www.journaldunet.com/ebusiness/expert/55704/e-commerce–m-commerce–s-commerce—-l-avenir-des-magasins-sera-t-il-numerique.shtml

https://www.petite-entreprise.net/P-1046-85-G1-definition-du-e-commerce.html

https://www.doofinder.com/fr/blog/qu-est-ce-que-le-ecommerce

https://www.shop-application.com/module-actualites-les-cles-dun-site-ecommerce-efficace-pxl-105_320.html

https://www.webprospection.com/e-commerce/le-m-commerce/

https://www.e-marketing.fr/Thematique/social-media-1096/Breves/Commerce-reseaux-sociaux-passent-offensive-334754.htm#Y23MEAPKm0VpdU6V.97

 

Marina MAYET-HUMBERT – Bachelor 3eme année – Stratégie Marketing – 2018/2019