E-learning  : l’avenir  de la formation ?

E-learning : vous avez forcément entendu cette expression, très en vogue dans les milieux de l’entreprise comme dans la presse, spécialisée ou non. Traduisible par les termes « formation en ligne », il englobe tout ce qui relève de l’apprentissage via un support électronique : ordinateur, tablette, téléphone portable, cette méthode d’acquisition des savoirs est apparue dès 1977 alors que le terme anglo-saxon n’est utilisé qu’à partir des années 2000. Entreprises du CAC40, PME/TPE, enseignement public et privé, particuliers, le e-learning séduit dans sa globalité. Cependant, depuis deux ou trois ans il connaît ses limites : on ne compte plus les « dérives » du secteur. Et cela pose question dans un marché mondial évalué en 2016 à 107 milliards de dollars, avec un taux de croissance à l’année d’environ 9,2 %. Un point s’impose donc.

E-learning : diversité et adaptabilité

Nous le précisions dans les lignes précédentes, l’apprentissage digital n’est pas aussi récent qu’on pourrait le penser. Dés l’apparition du premier logiciel en 1977, les pédagogues ont capté le potentiel de cette technologie en matière d’enseignement et de transmission des connaissances. Le e-learning s’est donc d’abord implanté dans le milieu universitaire et les organismes publics comme le CNED, puis s’est progressivement étendu au monde professionnel, grandes et petites entreprises, pour enfin se tourner vers les indépendants et les particuliers. La diversité des formats comme des sujets, la créativité des concepteurs, les innovations constantes du marché ont su répondre aux besoins de ces différentes typologies de clients.

Et ne cessent de s’adapter aux demandes du public et aux nouvelles technologies. Aujourd’hui, les modules e-learning, quasiment tous responsive, jouent la carte de la variété des supports : quizz en amont / en aval, certifiants, vidéos interactives, serious games, rapid-learning, tutoriels, simulations de logiciels … on trouve même des modules entièrement scénarisés et immersifs, un peu comme des jeux de rôle ! Principalement sollicité par les professionnels du secteur tertiaire, la formation en ligne a conquis tous les secteurs d’activités, s’adresse à toutes les générations et toutes les catégories sociales. En terme de marketing, elle plaît tellement que le « e-learning » est même devenu un thème de formation en soi, à l’image de la formation formateurs.

E-learning : qualité et souplesse

Autre facteur très favorable, l’accessibilité des modules, la possibilité de se former sur des sujets pointus et très techniques, mais également le caractère adaptable de cette formule, plus spécifiquement en ce qui concerne les formats, les tarifs, la durée, etc … Les avantages pour les stagiaires sont nombreux. Ainsi le rythme des modules est adaptable à celui des étudiants. En mode asynchrone, il n’y a pas dheure prédéfinie à laquelle les apprenants doivent suivre le module ; chacun le consulte quand il le veut, selon ses disponibilités, ce qui est la base du e-learning. Mais des options de e-learning en synchrone sont également disponibles, telles que les web conférences ou les chats.

Une flexibilité très appréciable pour l’entreprise, qui peut ainsi préserver l’organisation du travail, habituellement perturbé par les stages de formation en présentiel, mais sans perdre la portée et la rigueur de cette initiation. Car, autre point fort, la qualité et la cohérence du contenu sont incontournables, voire nécessaires dans la logique du e-learning. En effet, avec des modules de ce type, le formé est sûr que lensemble des apprenants a accès aux mêmes données, informations et directives. Dans la formation traditionnelle, le contenu et les conditions de la formation peuvent varier en fonction du formateur, du jour, du public dapprenants, etc. Avec la formation en ligne, c’est impossible.

E-learning : forces et limites

De fait, pour les formateurs, ce mode d’apprentissage est une réelle aubaine. Ils peuvent ainsi diffuser leurs formations à un large nombre d’apprenants, sans aucune barrière géographique et en s’adaptant à leurs horaires. Par ailleurs, les groupes de stagiaires sont bien plus homogènes, grâce à la mise à niveau des pré requis via suivi des modules e-learning. Les formateurs peuvent alors se consacrer à ce qui fait le sel de leurtier, la transmission des compétences et des attitudes à travers des études de cas, des jeux de rôle etc… Bref voici une solution de formation pratique, efficace et financièrement intéressante de par sa flexibilité et son caractère dématérialisé. Attention cependant, tous les programmes de e-learning ne se valent pas !

Que ce soit pour la formation des salariés ou pour de l’auto-formation, il faut faire très attention aux arnaques (ainsi métiers manuels, chimique, physique nécessitent un enseignement à 80 % présentiel, il faudra donc se méfier des offres spectaculaire proposant une formation complète à distance). Certains curseurs aident à évaluer les produits et leur qualité. Ainsi le partenariat avec des établissements universitaires permettent aux formations e-learning d’être diplômantes et labellisantes via des certifications reconnues. Par ailleurs vingt OPCA et OPACIF ont collaboré pour mettre en place la base de données Datadock qui répertorie des formations choisi en fonction d’indicateurs précis. Ces derniers déterminent six critères de qualité à respecter impérativement car établis par un décret officiel promulgué en 2015.

Aujourd’hui, les formations « blendes learning» tendent à se multiplier, qui conjuguent le présentiel et le distanciel. Une nouvelle formule qui va concurrencer le e-learning … ou le repenser ? Il est en tout cas évident que la formation en ligne a modifié la perception de l’enseignement, arrivant à s’imposer dans un monde professionnel plutôt conservateur. Assistons nous à la fin du système de formation traditionnelle ? C’est à voir, mais il est sûr que le e-learning a ouvert des voies, offert des possibilités, permis des mutations qui optimisent l’action de l’entreprise … et pourrait redéfinir l’enseignement en général.

Pour en savoir plus :

https://www.elearning-news.fr/2014/03/14/au-fait-cest-e-learning/

https://fr.slideshare.net/Laurent/elearning-quoi-pourquoi-vraiment-comment

http://www.jfl-media.com/e-learning-formation-montreal-quebec/

https://www.youtube.com/watch?v=TCeLk-dTOWM

https://stephanelacoste.com/comment-faire-formation-e-learning/

https://www.femmeactuelle.fr/actu/vie-pratique/e-learning-12583

https://format30.com/2016/03/01/13-erreurs-mortelles-en-e-learning-et-comment-les-eviter/

http://www.journaldunet.com/management/0406/040641_learning.shtml

https://business.lesechos.fr/directions-ressources-humaines/management/formation-elearning/021765321804-clarins-demontre-l-impact-du-e-learning-sur-le-chiffre-d-affaires-208446.php

http://blogs.articulate.com/les-essentiels-du-elearning/questce-le-e-learning/

https://creg.ac-versailles.fr/le-e-learning-prend-son-envol-en-france

http://blogs.articulate.com/les-essentiels-du-elearning/quels-sont-les-avantages-et-defis-potentiels-du-e-learning/

https://www.wethetalent.co/fr/formation-education/formation-e-learning-avantages-et-inconvenients/

http://blogs.articulate.com/les-essentiels-du-elearning/quels-sont-les-avantages-et-defis-potentiels-du-e-learning/

https://www.komal.fr/formation-e-learning-comment-bien-choisir%e2%80%af/

https://blog.missions-cadres.com/articles/elearning-concurrence-opportunite-formateurs.html

http://www.amplitude-formation.com/formation-blended-learning/

https://www.cpformation.com/datadock/

https://www.businesscoot.com/fr/page/le-marche-du-e-learning

Laura LAMON – Bachelor 3eme année – Stratégie digitale – 2018/2019