Free-lance : la nouvelle voie royale ?

Nul besoin d’évoluer dans le milieu de la communication ou de la publicité pour avoir entendu parler des free-lances. Et pour cause : ils sont en train d’investir le marché du travail, avec on en compte 900 000 actuellement en France, soit 110% de plus qu’en 2005. Bref, vous avez forcément quelqu’un de votre entourage personnel ou professionnel qui propose ses services en tant que free-lance … à moins que vous ne soyez vous-même intéressé par cette expérience ? Pourquoi pas … mais pas n’importe comment. Quelques conseils donc, qui vous éclaireront pour devenir un free-lance épanoui.

Un free-lance, c’est quoi ?

Anglo-saxon, le terme désigne un peu tout et n’importe quoi, à tort. Car, un free-lance, c’est tout simplement un travailleur indépendant, qui n’a pas conclu de CDD ou de CDI comme un salarié. Il travaille en solo avec des clients, entreprises, professions libérales pour lesquelles il réalise des missions.

L’expression porte d’ailleurs l’idée de vendre son travail ; le premier à en avoir usé est Sir Walter Scott, romancier écossais du début du XIXeme siècle, auteur de Rob Roy et Ivanhoé, qui a désigné comme « free-lance » les guerriers mercenaires médiévaux vendant leur force de combat au seigneur le plus offrant.

Photographe, graphiste, développeur, organisateur d’évènements, une pluralité de secteurs sont couvert par ces indépendants qui opèrent notamment dans le domaine de la communication. 43 % de femmes, 37 % d’urbains, 37 ans en moyenne … et 54 % qui ont choisi ce statut pour développer leur activité principale, quand les autres ont en parallèle un contrat de salarié.

C’est donc un fait, les free-lances sont de plus en plus nombreux et les entreprises, en grande majorité les start-up, font appels à leurs services pour répondre à un pic de croissance, un besoin d’expertise sur un sujet précis ou encore de façon plus durable afin d’apporter un vent de fraîcheur aux équipes.

Des avantages … et des contraintes

En résumé, la position de free-lance séduit de plus en plus … car les avantages sont non négligeables.

  • Être son propre employeur permet d’arranger son emploi du temps. De ce fait, 55% des free-lances déclarent préférer travailler après 20h.

  • Cela autorise une certaine flexibilité atour de l’environnement de travail ; 95% des free-lances déclarent travailler de chez eux, mais d’autres alternatives sont possibles et notamment les digital nomade qui exercent leur profession tout en voyageant.

  • En espace de co-working, chez soi, à l’étranger, l’avantage d’être indépendant, c’est de pouvoir choisir son lieu de travail mais également ses clients, ses projets.

  • Exercé en dehors de son activité principale, le free-lancing permet de gagner en compétences, d’affiner son expertise, ce qui peut être très valorisant pour un étudiant ou un salarié étudiant par exemple pour pouvoir monter en compétences et se créer une expertise, ou bien en tant que salarié … dans la mesure où il n’est soumis à aucune clause d’exclusivité par son contrat de travail.

Des avantages attractifs donc … mais aussi des contraintes. Certains éléments doivent être pris en compte.

  • Le fait d’être seul et d’être son propre employeur implique la gestion de la comptabilité, ne pas oublier la déclaration de l’URSSAF tous les 3 mois.

  • Il faut s’imposer face aux clients qui prennent du retard sur le payement des factures, démarcher soi-même les potentiels prospects.

  • Le free-lance doit par ailleurs gérer sa visibilité, en soignant sa présence sur les réseaux sociaux, en développant ses contacts, ce qui demande du temps.

  • Seul maître à bord, le temps qu’il consacre à son travail est plus long ; 85% des free-lances admettent travailler en moyenne 8 heures par week-end.

Vous l’aurez compris, un petit moment de réflexion s’impose avant de se lancer à corps perdu dans cette aventure très attirante mais où les obligations ne manquent pas.

Devenir free-lance ?

Deux problèmes principaux se posent : sous quelle forme être free-lance ? Comment trouver des clients ?

Problème 1

Et une précision essentielle : le terme « free-lance » ne désigne ni un statut ni un régime fiscal ; c’est seulement une terminologie pour exprimer le fait d’être « indépendant ». Du coup, il va falloir déterminer quel type d’entreprise on désire mettre en place. Le moyen le plus rapide, le plus simple et surtout le plus courant est de s’enregistrer comme auto-entrepreneur.

D’autres options sont envisageables certes, pour quelqu’un qui aimerait à terme se construire une équipe pour répondre à de plus gros projets, d’autres statut sont accessibles. Mais pour débuter il vaut mieux faire simple en devenant auto-entrepreneur, quitte à modifier ce statut ultérieurement avec l’évolution du chiffre d’affaires et des missions effectuées.

Problème 2

Trouver des clients demeure la bête noire des free-lances. Bien qu’experts dans leur domaine, une grande majorité des free-lances admettent avoir du mal à se vendre et à trouver des missions.

  • Pour ce faire, il existe des plateformes comme la crème de la crème, Malt ou encore coworkees proposent des missions de free-lancing. Nectar peut vous proposer un accompagnement de la création de votre statut jusqu’à la recherche de vos 3 premières missions en passant par une aide à la gestion de l’administratif au quotidien.

  • Les sites web, les chaînes Youtube dédiées ne manquent pas pour vous expliquer comment monter votre activité et démarcher la clientèle. Personnellement, je vous conseille le podcast young, wild and freelance qui saura vous donner des conseils pertinents …et une bonne dose d’inspiration pour les jours un peu plus compliqués où l’on manque de recul.

Les free-lances sont aujourd’hui des acteurs à part entière de l’écosystème du monde du travail. Vous êtes tenté ? Vous en savez un peu plus désormais … et vous pouvez vous lancer !

Pour en savoir plus :

http://blog.cremedelacreme.io/20-statistiques-des-freelances/

https://www.abcargent.com/travailler-en-freelance/

https://www.leportagesalarial.com/top-5-avantages-appel-freelance/

https://www.contrepoints.org/2018/10/07/326926-le-boom-du-travail-en-free-lance?fbclid=IwAR3xRcZQYFQeRqfRBqO-wahQNtTdX17St8nb63jSlrUX0eZnQMEgR6FmAOU

Joana DIAS – Bachelor 3eme année – Stratégie Digitale – 2018/2019