La vidéo verticale  : un incontournable de la communication ?

Hello les ESPiens ! Je suis Léa, voici Charline … Bienvenue pour un nouveau « Podcast ou presque » où nous allons nous pencher sur un thème plutôt technique mais incontournable. Ces dernières années, l’avènement du digital a remué le milieu de la communication, c’est un fait. Les moyens et les contenus n’ont fait que se diversifier pour s’adapter aux nouveaux usages, dont celui du … smartphone ! Avec comme continuité logique l’apparition et la démocratisation du format vertical ! Pourquoi ? Comment ? Quels avantages ? Quelles nuances ? Vous l’avez deviné : notre podcast de la semaine porte sur ce sujet qui devrait en intéresser plus d’un parmi nos communicants en herbe.

La vidéo verticale, pourquoi ?

L : Tout d’abord, chère Charline, qu’est ce que cette tendance sur la vidéo verticale ?

C : Comme son nom l’indique, et comme tu l’évoquais déjà en intro, la vidéo verticale est un format adapté au visionnage sur smartphone.

L : Et comment on réalise ce type de vidéo?

C : Aujourd’hui, il se trouve que de nombreux smartphones ont une qualité vidéo égale ou même supérieure à un appareil photo professionnel. C’est du reste un argument marketing de poids dans le choix d’un modèle, de même que l’aisance d’utilisation, les filtres et autres gadgets.

L : Et quel est l’intérêt ? Les vidéos standards ne suffisait pas ?

C : La vidéo verticale répond à l’explosion des consultations vidéos sur téléphones mobiles. Tourner le portable pour le positionner à l’horizontal demande un effort considérable pour une jeunesse qui passe les ¾ de son temps en vertical, entre Instagram et ses stories, les SMS ou encore Snapchat.

Signe des temps : même Youtube, plateforme vidéo historique sur laquelle les internautes de tous âges passent un temps considérable, s’y est mis. Elle a du s’adapter aux nouveaux usages et pour cause ; en 2018, 70% du visionnage Youtube s’est déroulé sur smartphone. c’est énorme, et on peut constater l’envergure du phénomène dans les transports en commun, avec le nombre croissant de personnes qui regardent des vidéos et séries durant leur trajet.

Ajoutons qu’outre les réseaux sociaux, les enseignes ont commencé à utiliser ce nouveau format.Pourquoi ? Les vidéos verticales sont regardées plus longtemps que les vidéos horizontales et forcément captent mieux l’attention pour transmettre un message.

L : Un incontournable en devenir donc … mais alors y a-t-il des spécificités en terme de tournage de la vidéo ? Qu’est-ce qui diffère du mode horizontal ?

C : Aujourd’hui, les smartphones intègrent les seules “caméras” capables de filmer en 16:9eme comme en 9:16. Mais vous imaginez bien que les grosses agences de publicités ne vont pas filmer leurs campagnes publicitaires avec un simple iPhone.

Prenons pour exemple la publicité Nespresso Talents 2017, qui est en format verticale : on l’a réalisé avec des caméras classiques complétées d’un cache permettant de repérer le format vertical final, puis on a taillé lors de la post prod au format 1080 x 1920.

Et pour ceux qui filmeraient en mode portrait avec l’ iPhone (ne riez pas, Gondry a bien réalisé un court métrage avec un Iphone7, et Soderberg a tourné High Fliyning Bird avec un iPhone également), il faut envisager du matériel complémentaire, principalement un stabilisateur, qu’on surnomme le « gimbal », pour éviter les tremblements, faciliter les rotations, éventuellement jouer du timelaps ou du slow motion, et j’en passe !

Vidéo verticale : les avantages ?

L : Mais c’est vraiment un incontournable ? Une norme en train de s’imposer ?

C : Citons un chiffre : en 2016, Comscore a rapporté que les appareils mobiles représentaient 80 % du temps passé sur les médias sociaux. Fini le règne des ordinateurs, bonjour celui de la vidéo verticale ! Aujourd’hui, elles sont quasiment devenues un réflexe. Du coup, la vidéo horizontale perd du terrain devant ce nouveau format, qui est en train de conquérir les réseaux sociaux.

Snapchat a été l’un des pionniers en la matière. Les publicités sur l’application sont bien évidemment adaptés au format de ce réseau social, tout en vertical. Les marques doivent donc s’adapter. Facebook et Instagram ont bien sûr suivi, pour proposer du contenu adapté à l’utilisation de leurs plateformes. Tout cela est finalement très logique.

L : Et en ce qui concerne la créativité ?

C : Youtube, on en parlait tout à l’heure, a initié un lecteur vidéo dynamique, qui adapte les contenus vidéos automatiquement selon le support sur lequel il est consulté. Et certains artistes s’en sont saisi, prouvant alors qu’il pouvait être source de créativité. Dixit Orelsan et son clip ”Discipline”, réalisé 100 % au format vertical.

Instagram investit aussi cette tendance avec la création d’Insta TV (IGTV) une plateforme de vidéos verticales long format, qui peuvent durer jusqu’à une heure ! En terme de créativité, ça ouvre pas mal de portes. De grandes marques comme John Lewis ou encore Tipp Ex ont investi ce format pour réaliser leurs publicités. De quoi sûrement convaincre les plus réticents.

L : Pour en revenir à Snapchat, ce réseau propose carrément un format série : pourquoi ?

C : Oui effectivement, Snapchat s’est lancé dans la création de mini-séries : 12 au total, ce qui n’est pas rien ! Et avec un objectif précis : devant la baisse de son nombre d’utilisateurs, le réseau social a voulu réagir, reconquérir le cœur de sa cible, les millennials, en surfant sur l’explosion du phénomène culturel qu’est la série, pour le mixer avec celui de l’immersion, autre dada millennial par excellence. Le contenu, en plus d’être proposé en format vertical, intègre également les filtres et la réalité augmentée pour plonger ses spectateurs au mieux dans l’histoire.

Vidéo verticale : les nuances ?

L : Alors selon toi, c’est la mort de la vidéo horizontale ?

C : L’horizontal répond aux modes de vies des utilisateurs, il va clairement dominer l’horizontal. Ce dernier ne va pas pour autant disparaître, les vidéos vont seulement être proposées en deux formats.

L : Oui car on n’a pas abordé un point pourtant important : quelles sont les limites du vertical ?

C : C’est sûr, si ce format ouvre de nouvelles portes, il comporte plusieurs inconvénients. S’il est parfait pour le portrait, il encourage largement le selfie avec les dérives que l’on sait. Je ne reviendrai pas sur les accidents cités à longueur de média mais la verticalité de la vidéo amène à se concentrer sur la personne et non sur ce qui l’entoure. Cela s’avère un peu réducteur. Et puis, comment transmettre un paysage, certains mouvements de manière efficace ? La vue panoramique est forcément lésée par la verticalité, même si le 360° tente de pallier à ce soucis. Alors oui à la vidéo verticale, mais il faut que ce soit un support supplémentaire au contenu, pas sa finalité.

L : Merci Charline pour tes explications. Nous espérons que nos lecteurs/auditeurs y voient un peu plus clair en la matière ! Merci à tous de nous avoir suivies et à bientôt pour un nouveau « Podcast ou presque » !

Pour en savoir plus :

http://www.strategies.fr/expertises/video-verticale-le-grand-saut-des-plateformes-e

t-annonceurs

http://www.definitions-marketing.com/definition/video-verticale/

http://www.definitions-marketing.com/definition/video-verticale/

https://www.petitweb.fr/pub-et-medias/format-vertical-pourquoi-cest-important-et-com

ment-faire/

https://www.karita.co/marketing-automobile/publicite-verticale-nouveau-format-tenda

nce-incontournable-4593/

https://videonline.info/video-verticale-tout-ce-quil-faut-savoir-sur-le-sujet/

https://www.blogdumoderateur.com/igtv-instagram/

https://www.webmarketing-com.com/2019/02/15/88756-5-raisons-dutiliser-la-video-v

erticale-dans-le-social-media

https://www.cnetfrance.fr/news/snapchat-lance-ses-propres-series-pour-reconquerir-l

es-millennials-39874893.htm

 

Léa VIRICELCharline CONTABachelor 2eme année – 2018/2019