Mon premier jour en agence  : Arc de triomphe, babyfoot et entreprise humaine

Ça y est. Le Grand Jour. Je me trouve au pied d’un des bâtiments emblématiques des Champs-Élysées. Je commence seulement à réaliser que je contemple mon futur bureau. Me voici alternant de Publicis Conseil. Suivez-moi.

Un bataillon de corps de métier

Une fois la grande porte franchie, vous découvrez un majestueux hall d’entrée en marbre noir et blanc dans lequel vous attendrez votre maître de stage qui vous accompagnera jusqu’aux ascenseurs. Pour un bâtiment étalé sur plus de 13 niveaux, ils ne seront jamais de trop !

Pendant la visite de(s) l’étage(s), vous n’avez pas fini de vous émerveiller devant la vue des Champs-Élysées et de l’Arc de Triomphe que l’on peut voir depuis presque chaque fenêtre du bâtiment. Chaque étage comporte son propre open space et quelques bureaux séparés par des cloisons vitrées. Avec plus de 150 personnes par étage, le premier contact est toujours impressionnant, mais encore une fois pas de stress : on n’est jamais abandonné !

Tout ce petit monde est d’ailleurs très accueillant (sauf quand il est débordé !) et saura répondre à toutes vos questions. Il y en aura. Une fois les présentations finies, il faut absorber le vocabulaire de l’agence. Voici, pour vous donner une idée de la tache, une liste non exhaustive des termes que l’on entend à tous les coins de couloir : Worklist, PC (point créatif), PB (plan’s board), Bouclage, Pitch, Proacs, Probonos … Encore une fois, pas de panique : on s’y fait très très vite, on se surprend même à caler des anglicismes toutes les quatre phrases !

Havre de paix

L’heure du déjeuner approche ? C’est le moment de suivre la quasi totalité de l’agence jusqu’à la cantine, située au -2, où il y a un vaste choix de plats pour environ 5€ par repas. Ce petit bijou ne figure hélas pas sur TripAdvisor mais si c’était le cas, il mériterait cinq étoiles, simplement pour récompenser sa présence (et sa qualité) qui nous évitent d’aller nous ruiner en fréquentant les restaurants du quartier.

Pour décompresser (digérer) avant de retourner au travail, il est fortement conseillé d’aller se prélasser sur la terrasse du 5è étage où vous trouverez une vingtaine de places assises ainsi que deux banquettes : parfait pour profiter du soleil, estival ou non !

Vous voulez rencontrer d’autres personnes que celles qui vous entourent dans votre open space ? Très bonne initiative ! Pour ce faire, une solution très simple : le babyfoot. Entouré de ses deux fidèles compagnons : la machine à café et le distributeur de nourriture. Un havre de paix disponible à chaque étage et qui fédère tant de monde pendant les incontournables “pauses café”, qu’on le confondrait aisément avec un point d’eau dans la savane africaine pendant la saison sèche.

Force de proposition

Une fois vos marques prises et vos premières connaissances forgées, vous entrez dans le vif du sujet : le travail. Quel que soit votre poste, il faut vous dire que l’agence tournait jusqu’à présent très bien sans vous … et continuera de le faire si vous ne faites rien. Je traduis : si vous ne cherchez pas à avoir du travail, vous n’en aurez pas ! Il faut être vraiment pro-actif car on ne vous donnera rien à faire, c’est à vous d’aller relancer vos supérieurs pour en obtenir.

Une fois votre premier sujet décroché, donnez-vous à fond, votre but est d’impressionner vos supérieurs pour qu’ils vous donnent des missions par eux-même. Il s’agit donc d’être efficace. Il peut arriver qu’il n’y ait rien à faire à ce moment là … c’est rare. Vous risquez surtout de crouler sous les dossiers à gérer.

D’autres alternants se sont retrouvées dans ce cas, qui ont fini plusieurs de leurs journées tardivement. C’est en les observant que j’ai compris une des qualités essentielles du métier de publicitaire : apprendre à dire non. Il ne faut bien sûr pas en abuser, au risque de se retrouver exclus et de passer pour un paresseux, mais utilisé à bon escient, cela vous évitera de crouler sous des travaux que vous ferez mal au final.

La plus grande agence de publicité française n’est pas “usine à stagiaire”, loin de là . J’ai au contraire pu découvrir une entreprise humaine, avec des managers sachant récompenser le travail bien fait, encourager chaque salarié à s’améliorer, et aider chacun à se sentir à sa place.

Simon DEJEAN – Bachelor 2eme année – 2019/2020