Crowdfunding : les fondamentaux du financement participatif ?

Destiné aux startup, TPE ou PME n’ayant pas les apports nécessaires pour lancer leur activité, qui ne souhaitent pas passer par des banques ou des fonds d’investissements ou encore qui désirent tester leur produit ou le faire connaître, le financement participatif, plus communément appelé « crowdfunding », permet de lever des fonds afin de financer le haut de bilan.

Cette solution actuellement très en vogue a permis à plusieurs entreprises nationales ou régionales de voir le jour car elle épaule les entrepreneurs désireux de lancer des projets qui n’ont pas su séduire les financeurs classiques. Et c’est là que vous êtes concernés, chers ESPiens, car un jour très certainement, vous devrez user de ce procédé pour mettre sur pied votre grande idée d’entreprise. Voici donc l’occasion de vous apporter un éclairage sur ce concept.

Simplicité, rapidité … et présentation claire

En termes simples le financement participatif suppose un mode de collecte de fonds réalisé via une plateforme internet permettant à un ensemble de contributeurs de choisir collectivement de financer de manière traçable des projets identifiés” dixit l’ Agence France Entrepreneur. Cette solution est bénéfique pour tout le monde :

  • Des particuliers comme vous et moi ont ainsi l’opportunité d’investir dans la création d’un projet à hauteur de leurs moyens et ainsi de soutenir le développement économique du pays.

  • Par ailleurs, pour ceux qui enclenchent la demande de dons, cette solution est plus rapide et plus facile à mettre en place qu’une levée de fonds classique ou la demande d’un emprunt bancaire.

La preuve : pour réussir une campagne de crowdfunding, le créateur de la startup/TPE/PME présente et explique son projet via une plateforme en ligne et les financeurs, particuliers ou professionnels, choisissent de soutenir l’initiative qui les interpellent le plus en donnant la somme de leur choix. Si le montant fixé par le porteur du projet n’est pas atteint, les financeurs seront remboursés.

Cela suppose principalement de savoir mettre son projet par écrit avec le plus de clarté possible, en détaillant toutes les phases de réalisation, les objectifs, le budget … tout en rédigeant avec style et conviction pour accrocher l’attention des potentiels investisseurs. Toute la difficulté va se situer là, sur la présentation de l’entreprise, car en l’état il n’y aura pas de pitch à l’oral, il faudra s’appuyer sur des illustrations, des infographies, éventuellement une vidéo, mais on ne rencontrera pas les financeurs en direct.

Un crowdfunding, trois solutions

Simplicité, fluidité, rapidité … si le crowdfunding joue la carte de l’aisance, il faut en distinguer les trois occurrences, ne serait-ce que pour s’y retrouver et ne pas faire n’importe quoi. Ces trois formes sont le don, le prêt, la prise de participation au capital … et elles supposent des logiques différentes.

  • Le don

Il découle des associations et sociétés a vocation sociale et solidaire qui ne peuvent être soutenues par des emprunts bancaires classiques. On peut dire que le don est la version actuelle et numérique du mécénat. Il existe deux types de don :

  • le don sans contrepartie souvent associé aux associations ou ONG comme par exemple justgiving.com

  • le don avec contrepartie où les financeurs reçoivent en échange de leur participation le produit ou le service en avant-première ou le reçoivent avec des accessoires supplémentaires.

Le don moyen en France est de 60€ par personne et le montant moyen collecté est d’environ 3 000-4 000€, pour un taux de succès de 2 sur 3 selon le Financement Participatif France.

  • Le prêt ou crowdlending

Il se pratique sur des plateformes internet telles que Pretup, Bolden ou Lendopolis. Les financeurs prêtent leur argent à des entreprises dans le besoin sans exiger de garanties ni de caution et cela pour une levée de fonds globale de 1 million d’euros maximum. Si le porteur de projet opte pour un prêt avec intérêt, il rembourse chaque mois le préteur avec les agio à hauteur de 1000 euros maximum ; il peut aussi opter pour un prêt sans intérêt. Les plateformes créent leurs bénéfices en prenant des commissions variant de 5% a 12% sur le montant global des sommes récoltés par l’entreprise demandeuse de financement.

  • La prise de participation au capital ou le crowd-equity

Le crowd-equity diffère des deux cas précédents : les investisseurs en l’état deviennent des sortes d’actionnaires de l’entreprise car ils participent au financement du capital et se verront rémunérés avec les premiers profits. Les entreprises visées par ce type de financiers ont généralement un capital compris entre 100 000€ et 1 000 000€ selon le site Petite-entreprise.net. Dans cette configuration, on est face à des investisseurs déjà très aguerris et qui veulent vraiment faire avancer les projets, les rendre bankable.

En conclusion, attention tout de même si vous vous lancez dans l’aventure : si le financement participatif a l’air simple et pratique au premier abord, il faut tout de même bien réfléchir en amont à ses différentes options et en anticiper les conséquences et les engagements. La chose est à méditer, calculer mais ça c’est le point fort de tout entrepreneur qui se respecte, non ?

Pour en savoir plus :

https://www.afecreation.fr/pid14215/crowdfunding.html

https://www.petite-entreprise.net/P-3932-88-G1-quelles-sont-les-differentes-formes-de-crowdfunding.html

https://argent-et-salaire.com/crowdfunding/

Juliette SIRAJBachelor 2eme année – 2018-2019