Le sapin : roi des forêts, star de Noël, business de fête !

Le sapin est LA star de Noël ! Pensez-y : . c’est le seul moment de l’année où l’on peut placer un arbre à l’intérieur de la maison. Où, même en ville, en rentrant chez soi, les yeux fermés on se croirait en forêt. En famille ou entre amis, on prend plaisir à le décorer et à l’admirer en revenant chez soi. Et le 25 décembre au matin, c’est à son pied qu’on découvre les plus merveilleux cadeaux. Un truc de gosse ? Peut-être … certes, Noël perd un poil de sa magie quand on grandit mais le sapin, lui, conserve son charme et sa majesté.

Bref avec pareils insights, pas de Noël sans sapin ! Passons sur les sapins qui ornent soudainement vitrines et boutiques, cœur des villes et institutions. Un foyer sur cinq y va de son sapin annuel, majoritairement des familles d’au moins trois personnes dont un enfant (après tout, ce sont eux qui attendent impatiemment de découvrir leurs cadeaux sous l’arbre, espérant au passage croiser le Père Noël). Le sapin donc, un incontournable, un must have, un symbole … et un marché ! Qui mérite qu’on s’y intéresse en bon marketeurs/communicants que nous sommes. Car le secteur est porteur, tout en innovant. Explications.

Mon beau sapin, roi des chiffres d’affaire

Le sapin ne s’installe chez nous qu’un petit mois dans l’année, voire deux si on est paresseux. On pourrait penser que cette activité n’est pas des plus lucratives. Détrompez-vous ! Les chiffres concernant le business du sapin de Noël sont édifiants.

  • Déjà, l’information qu’on attend tous, le chiffre d’affaires du sapin de Noël en France : 156 millions d’euros en 2016 … alors qu’il était de 137 millions d’euros en 2011. Comme quoi, le marché des ces arbres de Noël ne cesse de se développer.

  • Et pour ce chiffre là , on en vend combien, des beaux sapins ? 6 millions (dont 1 million artificiels) sont achetés chaque année à un prix environnant les 27€ par pièce. 5,6 millions sont écoulés entre le 1er janvier et le 8 décembre, mais le chiffre grandit d’heure en heure ! Vous pouvez du reste suivre cette évolution sur le site Planetoscope.com.

  • C’est le Nordmann qui s’affiche en tête des ventes françaises. Ah, le Nordmann, l’un des plus célèbres, et ce n’est pas pour rien. Ses aiguilles ne tombent pas, un rêve pour les amoureux de Noël qui veulent un sapin touffu et dominant mais refusent de balayer toutes les heures. Cette esthétique longévité se négocie une trentaine d’euros pièce, ce qui ne freine pas nos concitoyens, dont les deux tiers préfèrent cette espèce.

  • Vous adorez les traditions, Noël c’est votre période préférée, mais votre budget est plutôt serré ? Forcément vous allez privilégier l’épicéa ; avec un prix en moyenne de 15€, sa douce odeur de résine et ses aiguilles fines, il décorera votre salon et vous transportera en pleine forêt tout au long des fêtes, (petit tips, achetez le mi-décembre pour qu’il ne ressemble pas à un phasme le jour J).

  • Derrière ces deux têtes d’affiche, le Nobilis fait figure de challenger, s’imposant progressivement dans les salons, avec ses aiguilles bleues (qui ne tombent pas non plus) et qui dégagent une délicieuse odeur de sapin.

Et pour faire pousser et récolter ces 6 millions de sapins, plus de 150 000 entreprises différentes, qui impliquent bûcherons, pépiniéristes ou même livreurs. Un monde florissant jusque dans es points de diffusion et de vente : vous pourrez trouver votre modèle soit chez votre fleuriste soit dans votre supermarché de quartier, même si la tendance est plus à l’achat en magasin de décoration selon l’étude Kantar effectuée en 2018). Idem dans les grandes enseignes spécialisées en jardinerie, type Truffaud ou Botanic, ou en bricolage comme Leroy Merlin ou Castorama. Pour ceux qui accordent un peu plus de temps à la convivialité et à l’échange, de nombreux de Noël sont ouverts aux quatre coins de la France et en grand nombre. Quant aux plus motivés, ils iront directement chez le producteur.

L’option « sapin en pot » ou synthétique ?

Nous venons de le voir, couleur, longévité, volume, prix pèsent dans la décision finale … de même que la délicate question du sapin coupé, jeté après usage. Une problématique qui pousse certains à agir en conséquence.

  • Petite statistique qui fait plaisir : 80% des sapins ont été recyclés l’hiver dernier. Prise de conscience écologique oblige, nous adoptons de meilleurs usages. On n’abandonne plus son sapin sur le trottoir, on le dépose à un point de collecte !

  • Et on se tourne vers l’option « sapin en pot ». Si votre côté écolo prend le dessus, vous opterez pour un modèle avec racines, made in France bien évidemment : un tiers seulement des sapins vendus par chez nous sont cultivés à l’étranger, le plus souvent chez nos voisins belges. en Belgique.

  • Vous pourrez également miser sur une marque responsable qui utilise des techniques de production respectueuse de l’environnement, certifiée par un label Plante Bleue, Fleurs de France ou Label rouge. Car oui, cultiver les sapins peut se faire sans pesticide et de manière bio, dixit le site de vente en ligne France Sapin Bio qui se fournit dans les plantations des Pyrénées. Il faut croire que cela commence à convaincre, la vente de sapins bio constitue 1% du marché, c’est déjà un progrès. 

  • Si 85% des sapins achetés chaque année sont naturels (et destinés à la poubelle ou au recyclage) beaucoup optent pour la solution synthétique. Avec ce bémol : lacquisition d’un sapin factice, par conséquent plus durable, est loin d’être ce qu’il y a de plus respectueux de la nature, de par sa fabrication, avec un impact carbone conséquent – 8,1 kg de CO2. Quant à sa durée de vie, elle avoisine les 6 ans … alors qu’il faudrait le conserver une vingtaine d’années pour qu’il soit rentable.

  • Restent les sapins design, en morceaux de bois flotté, en métal, en carton recyclé, en papier, en stickers, en verre … les stylistes rivalisent d’imagination pour créer des modèles originaux, qu’on installe en un tour de main, qu’on replie et range aussi vite et pour des prix allant de 10 à 90 euros. Et ça plaît, les sites étant rapidement en rupture de stock, c’est tout dire.

Bon maintenant que vous en savez plus sur le marché du sapin, il ne vous reste plus qu’à vous lancer sur la piste du parfait modèle pour illuminer votre réveillon !

Pour en savoir plus :

https://www.m-habitat.fr/tendances-et-couleurs/deco-de-fete/le-prix-d-un-sapin-de-noel-4515_A

https://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/botanique-sapin-noel-arbre-feerique-1046/page/9/

https://www.comptazine.fr/post/le-business-du-sapin-de-noel

https://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/les-sapins-de-noel-haut-de-gamme-tirent-leur-epine-du-jeu-cette-annee-1154291

https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/le-chiffre-le-sapin-roi-des-fetes-de-noel-7780647801

https://www.challenges.fr/videos/les-chiffres-du-business-du-sapin-de-noel-en-france_vl08xz

https://www.planetoscope.com/forets/491-nombre-de-sapins-de-noel-vendus-en-france.html

https://mon-grand-est.fr/sapin-de-noel-en-chiffres/

https://www.lefigaro.fr/conso/2018/12/24/20010-20181224ARTFIG00068-en-france-1-foyer-sur-4-achete-un-sapin-de-noel.php

https://www.evous.fr/Ou-acheter-un-sapin-de-Noel-a-Paris,1142943.html

https://www.consoglobe.com/idee-recue-un-sapin-artificiel-cest-mieux-pour-lenvironnement-cg

 

Emma BAGGIO & Maelig JARNOMaster 1ere année – Cycle intensif – 2019/2020