Mon 1er jour en agence : «  PIRE ENCORE, ils sont adorables »

Mettons-nous d’accord. Dans notre imaginaire collectif, une agence de publicité parisienne est censée répondre à l’équation suivante :

Langage incompréhensible qui plane haut dans les nuages de la prétention

+ peu d’accompagnement pour les stagiaires

+ trop de pression

x zéro considération « parce que pas le temps.

Comme toute étudiante pubarde qui se respecte, j’ai donc naturellement pris le soin de me préparer mentalement à renier mes rêves, ma personnalité et ma santé mentale afin de vivre une petite année de contrat pro (12 mois pour perdre goût à la vie, ça va) dans une agence de pub parisienne. Seulement voilà, problème : dans mon agence, ils parlent normalement, me considèrent comme une membre à part entière de l’équipe, PIRE ENCORE, ils sont adorables. Comment j’ai survécu à mon premier jour en agence, témoignage choc.

Un langage inconnu

Déjà notre première rencontre lors de mon entretien, le doute s’est installé. Ils semblaient tout faire pour que je comprenne leurs propos, presque étonnés que je sois familière avec les termes techniques « com » qu’ils employaient. Le premier jour de travail, les soupçons se confirment rapidement : ils parlent notre langue, vous autres ! Alors oui, déformation professionnelle oblige, quelques « lead », « call » et l’incontournable « brief » se baladent dans les phrases de chacun, mais personne n’est parfait.

Des mœurs effrayantes

Après ce constat glaçant, je garde tout de même espoir pour la deuxième partie de l’équation : la pression et le manque de reconnaissance. Hyper important. Seulement rien. Nada. Au lieu de ça, j’ai droit à des sourires, de l’accompagnement, des tâches réalisables (supervisées si besoin de conseils) et des retours positifs et encourageants.

Un accueil glaçant

Pour couronner le tout, ils ont préparé un « programme d’onboarding » pour mieux m’achever. En français : un programme d’intégration dans l’équipe et les missions de l’agence. Eh non : jeter les nouveaux dans le vide en leur donnant soit quelque chose de difficile à faire en autonomie, soit rien du tout, ce n’est pas dans les habitudes de cette équipe. Quel enfer.

Il semblerait donc que la règle des agences de pub parisiennes compte quelques exceptions : et comme par hasard, c’est sur moi que ça tombe.

[Détail qui pourrait expliquer ce phénomène : Mister Prez n’est pas une agence de pub, mais une agence créative de présentation design et graphisme. Ceci explique cela ?]

Ines AMMARKHODJA – Bachelor 3eme année – Création Publicitaire – 2019/2020