Transformation numérique pour le pire … et le meilleur ?

La transformation numérique ? Vous risquez fort, cher ESPien, d’en entendre parler durant votre parcours, parfois même d’y être impliqué au cours d’un stage. C’est que cette expression est d’actualité. Il s’agit tout simplement de réorganiser le travail des salariés ainsi que l’activité de production autour des nouvelles technologies. Donc de dématérialiser les supports comme les outils en les digitalisant. La stratégie et l’organisation interne des sociétés en sont bien évidemment modifiées, optimisées.

Cette véritable révolution a été amorcée en leur temps par les GAFA, Microsoft, Apple, Oracle, Google, et Facebook. Ces grands groupes ont su asseoir leur réputation sur leurs compétences digitales tout en les partageant avec le grand public. Ils ont en cela dicté les tendances à venir pour les autres entreprises qui ont dû suivre les usages des individus en matière de consommation sur mobile, tablette, social media, et adapter leur production en conséquence.

Bref impossible pour une enseigne d’envisager l’avenir sans avoir opéré sa mue digitale … parfois pour le pire. Ainsi Toys’R’Us et Thomas Cook sont restés dans les mémoires pour avoir manqué une transformation numérique pourtant nécessaire. Heureusement on dénombre aussi des virages positifs amorcés par des grandes structures déjà établies même s’ils sont plus discrets plus discrets. Il est possible, ne serait-ce qu’en France, de trouver de beaux résultats en la matière. La preuve au travers de plusieurs cas d’école qui forcent le respect.

  • Air France tout d’abord. Pour la catégorie des voyages, se digitaliser est vital pour demeurer ancré dans les comparateurs de prix disponibles, un outil aujourd’hui incontournable et utilisé par tout globe trotter qui se respecte.

    • Là où traditionnellement les billets étaient négociables en guichet, la compagnie aérienne a simplifié la réservation en la paramétrant sur ordinateur puis sur smartphone. Pour l’instant, rien de bien novateur. Les choses deviennent plus intéressantes en terme d’accessibilité, avec des services réalisables depuis des plateformes numériques, enregistrement, achat de surplus de bagages, choix du siège … tout cela s’opère désormais depuis son écran.

    • Des campagnes digitales épaulent les campagnes d’affichage classiques avec des liens trackés, envoyés par tous les canaux numériques possibles.

  • La Redoute : en 2014 elle était au bord de la faillite, mais elle a su redresser la barre en embrassant une mutation digitale d’envergure pour devenir une plateforme de e-commerce spécialisée dans le vêtement et articles de maison.

    • Elle se fondait initialement sur un modèle que l’on peut sans mal qualifier d’ancêtre du e-commerce actuel : le catalogue. Les clients recevaient régulièrement les nouvelles collections en version print avec de quoi envoyer leurs commande par courrier papier ou téléphone. La manœuvre exigeait beaucoup de main d’œuvre et offrait moins d’immédiateté, que ce soit par les délais de traitement des commandes ou l’arrivée des nouvelles collections.

    • Aujourd’hui, La Redoute a changé de business modèle en abandonnant le papier pour un site extrêmement fourni. Les gamme de produits ont été élargies, l’offre ouverte à d’autres marques extérieures. Le site est devenu un véritable market place.

    • L’enseigne propose également une offre premium : La Redoute & Moi permet grâce à un abonnement mensuel et sans engagement une livraison gratuite quel que soit le fournisseur ainsi que d’autres avantages commerciaux (codes promotionnels, offres flash, service client disponible 7j/7j…).

    • Une newsletter promotionnelle est envoyée régulièrement aux clients pour illustrer les collections qui se sont multipliées. D’où l’importance d’une newsletter et de campagne réseaux sociaux très présentes.

    • Grâce à l’arrivée des Galeries Lafayette dans le capital d’entreprise, la Redoute revient progressivement vers une présence physique dans certain points de vente.

  • Le Crédit Agricole : pour une aussi grosse infrastructure que le Crédit Agricole, la digitalisation des processus était un enjeu de taille et de longue haleine. En effet, le monde de la finance est remis en question par le numérique, les grandes banques sont face aux néo banques et autre services financiers en ligne, boostés par le tout mobile, la simplification d’utilisation et l’immédiateté des échanges (N26, Revolute, PayPal…).

    • Le crédit Agricole a développé des services spécifiques comme Eko by Crédit Agricole pour répondre à l’attrait des néo-banques, ou l’usage en interne de la RPA – Robotic Process Automation – pour fluidifier les process et échanges.

    • L’objectif était bien évidemment de comme une banque digitale avec une forte présence sur les canaux classiques sur internet.

    • Autre point fort, l’investissement sur des projets innovants lui a permis de s’imposer comme un soutien des projets d’avant-garde dans la sphère numérique.

 

Pour en savoir plus :

https://www.ipsos.com/fr-fr/transition-numerique-des-entreprises-revolution-ou-phenomene-de-mode

https://www.ipsos.com/sites/default/files/files-fr-fr/doc_associe/cesi_la_transition_numerique.pdf

https://talan.com/actualites/notes-de-conjoncture-articles-consulting/note-de-conjoncture-internet-des-objets-leldorado-des-moyens-de-paiement

https://talan.com/actualites/notes-de-conjoncture-articles-consulting/note-de-conjoncture-quel-modele-economique-pour-linstant-payment/

https://talan.com/actualites/notes-de-conjoncture-articles-consulting/note-de-conjoncture-digitalisation-de-la-fonction-finance-une-revolution-technologique-au-service-de-lhumain/

https://betterstudy.ch/numerique-virage-rate-grandes-enseignes/

https://www.lesechos.fr/2013/11/ces-grandes-marques-qui-ont-su-prendre-le-virage-numerique-331577

https://ocenter.fr/blog/2019/03/12/digitalisation-des-entreprises-le-virage-numerique-cest-maintenant/

https://www.lesdigiteurs.cci-paris-idf.fr/digitalisation/actualites/digitalisation-et-transformation-numerique-en-france

https://www.youtube.com/watch?v=wW8dZ1Qxg-c

https://www.francenum.gouv.fr/

https://syntec-numerique.fr/sites/default/files/Documents/livre-blanc-innovation-technologies-revolution-digitale-syntec-numerique.PDF

https://www.journalducm.com/dictionnaire-marketing/transformation-digitale-numerique/

https://www.ideagency.fr/blog/transformation-digitale-entreprise

https://www.neoptimal.com/blog/transformation-digitale-entreprises-pme-eti

https://www.neoptimal.com/blog/conseils-transformation-digitale-entreprise

https://www.creditagricole.info/fnca/ca10_1304247/100-millions-d-euros-pour-l-innovation

https://www.youtube.com/watch?v=KEq3FYd6tUo

Sarah BOURION, Léa AUCLAIR, Doriane HAMEL & Mitsuku ALCÉ – Bachelor 3ème année – Stratégie Digitale – 2019/2020