Tu as envie d’aller étudier au Canada ? C’est par ici !

Bonjour, lecteur de COMinside, ESPien ou non ! Est-ce que tu sais que le Canada est l’une des destinations privilégiées des Français pour étudier à l’étranger ? Et tu te demandes pourquoi c’est une super idée d’aller là-bas ? Je te donne quelques explications !

Faire ses études au Canada …

  • Pour l’état d’esprit du système canadien

– Déjà, tu dois savoir que l’approche éducative est assez différente de celle dispensée en France. Au Canada, il y a beaucoup d’ateliers par petits groupes et de travaux pratiques. Leur système éducatif se fonde essentiellement sur l’interactivité et le débat pendant les cours. C’est pour ça que les canadiens ont une certaine culture de la communication que nous français n’avons pas vraiment …

Michèle Pignol, le gestionnaire des programmes d’immigration au RDÉE (Réseau de Développement Économique et de l’Employabilité) en Ontario, a d’ailleurs comparé nos deux cultures : “En France, on n’apprend pas à communiquer, on ne fait pas tellement de présentations orales. Ici, dès le plus jeune âge, on laisse la parole aux élèves. On les laisse s’exprimer et ça se répercute bien plus tard à l’université ou dans le monde du travail. Ils sont à l’aise pour communiquer. C’est même parfois la principale compétence sur laquelle ils pourront s’appuyer.” (cf. article “Étudier au Canada : 7 bonnes raisons d’en rêver” de Daisy Le Corre et Stéphane Moret sur L’Étudiant).

Julie qui est étudiante en communication politique à l’université de Montréal partage ce point de vue : “Dans la plupart des unités d’enseignement, on a toujours des exposés à préparer. Cela fait pas mal de travail à faire tout seul chez soi, mais c’est une habitude à prendre. Les professeurs nous font confiance, cela nous responsabilise et nous rend plus autonomes.” (cf. article “Étudier au Canada : 7 bonnes raisons d’en rêver” de Daisy Le Corre et Stéphane Moret sur L’Étudiant).

– L’objectif du système canadien est de faciliter ta vie étudiante, c’est pour ça que des contrôles continus sont mis en place et non un examen final qui clôturera ton année. Tu dois donc être compétent tout le temps ! Tout est fait pour te mettre à l’aise, comme en témoigne Anne-Sophie “En France, je trouve stérile la culture du nivellement par le bas, made in prépa. Il faut arrêter de dire aux élèves qu’ils sont nuls, ils finissent par le croire. Par exemple, au Canada, on affiche les notes avec le numéro de matricule, pas avec le nom des candidats.” (cf. article “Étudier au Canada : 7 bonnes raisons d’en rêver” de Daisy Le Corre et Stéphane Moret sur L’Étudiant).

– Les professeurs sont plus proches des étudiants. Ça peut surprendre mais là-bas, le rapport enseignant-étudiant est décomplexé. Tes professeurs seront très souvent rapidement disponibles pour toi, il ne sont pas du tout mis en avant comme des donneurs de leçon ayant la science infuse mais plutôt comme des experts qui dispensent un savoir-faire et un savoir-être.

– Pour toi comme pas mal d’étudiants, je suppose que la vie étudiante est quelque chose d’important. Eh bien soit rassuré, le Canada a aménagé ses campus pour toi ! Il y a des installations sportives, des salles de concert / de radio, des journaux, des associations et des entreprises de campus. Tu vas donc rencontrer d’autres étudiants très facilement !

  • Pour sa double casquette anglaise et française

– C’est bien connu, pour améliorer ton anglais, il faut vivre dans un pays bilingue ! C’est d’ailleurs l’offre des universités québécoises qui proposent une expérience internationale dans un environnement francophone, vous êtes d’ailleurs plus de 12 000 étudiants à être séduits. Quand je te disais que tu n’étais pas le seul …

– La province de Québec compte 7 universités et 5 écoles d’enseignement supérieur. Quatre universités sont francophones : Laval,, Montréal, Sherbrooke et Québec. Et trois établissements sont anglophones : Concordia, McGill et l’université Bishop. En tout, 10 établissements composent le réseau de l’université de Québec. Ça te laisse pas mal de choix pour trouver où aller étudier !

– C’est vrai que beaucoup d’étudiants choisissent une fac québécoise mais tu ne dois pas hésiter à regarder ailleurs parce que le Canada a beaucoup d’universités dans ses autres provinces. Tu as les universités de Toronto et McMaster en Ontario, l’UBC qui est l’Université de la Colombie-Britannique à Vancouver ou bien d’autres en Alberta et à Edmonton.

– Après, au Canada et notamment à Toronto, il y a de nombreuses communautés étrangères qui sont intégrées dans la ville. Ce côté multiculturel te permet de ne pas te sentir trop dépaysé mais aussi d’être moins gêné par les erreurs de langage que tu peux faire en débarquant de ta France natale !

– Autre gros atout du Canada, qui t’a d’ailleurs sûrement poussé à le préférer aux autres endroits ! C’est un pays qui reconnaît l’anglais et le français comme langues officielles ; du coup tu peux garder tes repères et continuer à parler dans la langue de Molière, notamment avec les universités pour le côté administratif qui peut être complexe.

  • Pour la réputation des universités canadiennes et les opportunités professionnelles

– Alors, si tu as bien fait tes recherches sur les universités canadiennes, tu dois savoir qu’elles sont réputées … bon si tu ne le savais pas maintenant c’est le cas ! Elles sont donc reconnues pour leur niveau d’exigence et la qualité de leur programme éducatif. Du coup, en y allant, tu peux espérer un bel avenir professionnel. Surtout qu’un diplôme canadien est très respecté dans le monde entier et souvent reconnu comme équivalent à des programmes aux États-Unis et aux pays du Commonwealth.

– Une fois ta formation terminée et ton diplôme obtenu, tu peux rester au Canada ou partir dans un autre pays. Si tu restes, tu peux trouver un job qui n’a malheureusement pas toujours d’équivalent dans d’autres pays notamment dans le secteur de la Santé. Dans ce cas là, le fait que ta formation ne soit pas reconnue hors Canada n’est pas important puisque tu restes y travailler. Tu dois juste, à la fin de ton diplôme, faire une demande de résidence permanente. Et ne t’inquiète pas pour trouver un travail, il y a beaucoup de perspectives d’embauche au Canada.

– Par contre si tu prévois de bouger, notamment en France, il faudra bien choisir ta formation et passer conjointement une formation “reconnue comme diplômante” en France. Ça t’assura la reconnaissance de ton diplôme hors Canada, et tu pourras prétendre au même poste et salaire quelque soit le pays.

– Par hasard, si tu as des envies d’auto-entrepreneur, le Canada est fait pour toi ! C’est un pays très favorable aux startups. D’ailleurs plusieurs universités, tel que Waterloo dans l’Ontario, viennent en aide aux étudiants voulant créer leur entreprise en déployant des programmes et des incubateurs.

– Sache aussi qu’au Canada tu peux faire de l’alternance ! Ça s’appelle des “coop” et beaucoup d’universités canadiennes le propose. Tu alternes des périodes de stages en entreprises ou en laboratoires de recherche, et des semestres de cours. Du coup tu es considéré comme un professionnel en entreprise et tu vas acquérir une certaine expérience que tu pourras valoriser sur ton CV. En plus tu seras rémunéré en moyenne 1.600 $ canadiens par mois soit environ 1.140 €.

– Petite information qui pourrait aussi t’intéresser ! La culture anglophone s’intéresse davantage à l’expérience et est plus ouverte aux changements de parcours. Du coup le Canada s’intéresse beaucoup aux parcours différents, un peu atypiques. Là-bas, tu peux tout à fait changer de voie sans que cela ne soit mal vu. La mentalité des Canadiens est aussi différente de la nôtre, ils veulent se former continuellement et préfèrent la pratique à la théorie.

  • Pour le coût de la vie et des études assez abordables

– À ton avis, pourquoi étudier là-bas est si intéressant financièrement ? Eh bien parce que la France et le Québec ont passé des accords sur les frais d’inscription. Du coup, en tant qu’étudiant Français, tu bénéficies des mêmes prix que les étudiants Canadiens pour pas mal de formations alors que les autres étudiants étrangers devront eux, payer le triple !

– Si tu emménages là-bas, tu auras la bonne surprise de voir que les loyers sont peu élevés mais aussi que la colocation est à la mode ! En plus de rencontrer du monde, tu pourras avoir accès à des appartements qu’il t’était impossible d’avoir en France. Et comme le dit Marie, qui a passé son diplôme de puériculture à Montréal et y reste encore un an pour travailler : “En suivant des bons plans, on ne se ruine pas. La viande coûte cher, mais comme elle n’est pas géniale, on s’en passe vite ! Et quand on a repéré les bons magasins pour faire ses courses, on se rend compte qu’on achète beaucoup plus qu’en France pour le même prix …“ (cf. article “Étudier au Canada : 7 bonnes raisons d’en rêver” de Daisy Le Corre et Stéphane Moret sur L’Étudiant).

– Après si tu veux travailler pour financer une partie de tes études ou de ton séjour, tu peux trouver un job sur ton campus sans permis de travail pour un maximum de 20 heures par semaine. Tu peux travailler
dans les bibliothèques, les fast-foods / cafétérias, les salles de sport, ou les résidences universitaires. Et pendant les vacances tu peux travailler à temps plein sans soucis.

  • Pour vivre un dépaysement dans un environnement spécial

– Le Canada est un pays calme qui prône la justice et le respect, il est politiquement stable avec un taux de criminalité faisant partie des plus bas de l’Amérique du Nord. Ta vie n’est donc pas en danger c’est rassurant !

– Là-bas, il y a beaucoup de lacs, rivières et forêts à perte de vue couvrant plus de la moitié du territoire. Le dépaysement est total et tu profiteras d’une qualité de vie extraordinaire à mi-chemin entre le modernisme des villes nord-américaines et le charme des villes européennes.

Toujours envie d’aller étudier au Canada ? Voici la démarche à suivre !

– Déjà, je te conseille de t’y prendre au moins 8 mois avant ton départ ! La première étape est d’envoyer ton dossier de candidature aux universités qui t’intéressent,  tu as du 1er Janvier au 1er Mars pour le faire selon les établissements. Une fois la deadline dépassée, les inscriptions sont finies et tu n’auras plus qu’à retenter l’année prochaine … alors soit vigilant ! Le mieux, c’est de t’y prendre dès le mois de Novembre comme ça tu auras tout le temps de choisir.

– Selon les universités, les frais d’inscription peuvent aller de 40 à 60€. Et les requis pour y accéder sont assez simples, il te suffit d’avoir le Bac ou n’importe quel diplôme en lien avec la formation que tu choisis.

– Une fois reçue ta lettre d’acceptation de l’université de ton choix, la deuxième étape est de demander un permis de séjour temporaire pour étudiant (si tu pars étudier plus de 6 mois là-bas). Tu peux faire ta demande à l’ambassade canadienne à Paris qui est située au 35 avenue Montaigne dans le 8ème arrondissement ou bien les contacter au 01 44 43 29 99. Ce permis est valable uniquement pour ton université et
une durée déterminée. Il te faudra environ 6 semaines pour l’obtenir et tu devras avoir :

  • Un passeport valide
  • La lettre d’acceptation de l’université choisie
  • Une preuve de solvabilité pour prouver qu’une fois là-bas, tu seras en mesure d’assurer les dépenses sur place sans travailler
  • Un certificat médical
  • Une Autorisation de Voyage Électronique (AVE) : demande en ligne pour 7$
  • Ton casier judiciaire dans certains cas
  • Tu devras également payer des frais de dossier à hauteur de 95€.

– Tu dois aussi passer un test de langue style TOEFL iTP, TOEFL iBT ou IELTS et obtenir un certain nombre de points pour être accepté. Le score requis pour les étudiants étrangers dépend des universités,
tout est indiqué sur leur site internet.

Attention tout de même …

Alors oui  le Canada est une superbe destination pour étudier … mais ne t’emballe pas trop : il faut nuancer tout ça !

– D’abord, vous êtes très nombreux à y aller et du coup ça fait beaucoup de Frenchies à gérer pour les Canadiens ! L’intégration est donc de moins en moins facile … et tu pourrais essuyer quelques remarques désagréables : on nous juge « fainéants », « râleurs », « impatients », « exigeants » … ce qui n’est jamais très plaisant, soyons honnêtes !

– Et comme le dit Cécile qui est étudiante en audiovisuel à Toronto « Pour le milieu audiovisuel, je ne trouve pas que ce soit une ville intéressante. On ne fait que transformer ce qui existe déjà.” (cf. article “Étudier au Canada : 7 bonnes raisons d’en rêver” de Daisy Le Corre et Stéphane Moret sur L’Étudiant).

– Donc effectivement, selon le secteur que tu choisis, tu peux rencontrer des difficultés à trouver un job. Après rien d’inquiétant, il suffit juste de bien te renseigner sur le secteur dans lequel tu t’engages avant de partir !

Voilà ! Maintenant tu sais tout ou presque ! Et si tu es décidé, il n’y a plus qu’à te lancer !

Pour en savoir plus :

http://www.letudiant.fr/etudes/international/etudier-au-canada-7-bonnes-raison-d-en-rever.html

http://www.letudiant.fr/etudes/international/les-bonnes-raisons-de-partir-etudier-au-canada.html

http://www.immigration.ca/fr/pourquoi-etudier-au-canada/

http://www.etudierauquebec.fr/Journee-Etudier-au-Quebec/10-bonnes-raisons-etudier-au-quebec.php

http://www.educanada.ca/study-etudes/why-pourquoi.aspx?lang=fra

http://etudiant.lefigaro.fr/international/etudier-a-l-etranger/detail/article/dix-bonnes-raisons-de-partir-etudier-au-canada-18919/

https://www.etudionsaletranger.fr/etudier-au-canada/etudier-au-canada-comment-partir-etudier-au-canada

https://www.digischool.fr/international/guide-pays/etudier-au-canada-14578.html

 

Salomé MABEAU-HOULES – Bachelor 3eme année – RP/Event – 2017-2018